Qu’est ce qu’investir en Bourse ?

C’est investir sur le marché des capitaux, composé du marché des actions et de celui des obligations.

  • Une action : c’est un titre de propriété, cela représente une part du capital de la société émettrice. En fonction des résultats de cette dernière, les actions peuvent être rémunérées par des dividendes.
  • Une obligation : lorsqu’une entreprise ou l’Etat contracte un emprunt sur le marché des capitaux, il émet des obligations. Ces titres de créance sont remis à chacun des acheteurs et leurs donne droit de percevoir un revenu. L’obligation est remboursée au terme de l’emprunt.

En détenant une obligation ou une action, le détenteur perçoit une rémunération :

  • Liée à la détention : intérêts ou dividendes.
  • Liée à la cession : leur valeur évolue en fonction de l’offre et de la demande. Le prix de cession sera donc différent du prix d’acquisition, avec possibilité de plus-value ou de perte.

Comment s’y prendre ?

La bourse, grâce aux placements que vous faites, peut vous permettre de gagner beaucoup mais aussi de tout perdre… Il est impératif de se renseigner sur la valeur choisie avant d’investir. Il est donc nécessaire d’avoir des connaissances pointues dans ce domaine ou alors d’être conseillé par un expert.

3 possibilités :

  • Etre autonome : vous vous renseignez sur les sites web financiers, les rapports annuels, le journal, des documents des sociétés etc, puis une fois que vous avez choisi les fonds ou les actions sur lesquels vous souhaitez investir, vous pouvez passer par des courtiers ou des maisons de courtage pour passer vos ordres.
  • Investir avec l’aide d’une banque ou d’une société de Bourse : vous choisissez un intermédiaire financier capable de vous conseiller et qui pourra faire passer vos ordres en Bourse.
  • Faire appel aux services d’un conseiller en investissements financiers (CIF) : ce conseiller vous aide personnellement, moyennant une rétribution, à décider où et comment investir. En fonction de vos besoins, il vous aide pour vos placements financiers, mais aussi peut vous conseiller pour organiser votre budget familial, faire des économies d’impôts ou réaliser votre bilan patrimonial complet... Leur rétribution peut être sous forme d’honoraires ou via des rétributions sur vos placements ; mais le plus souvent c’est une combinaison des deux. Avant toute décision de placement, votre CIF doit vous fournir un document écrit et contresigné détaillant les montant et les modalités de rétribution.

Les Meilleurs rendements

1
Vivendi
Frais1.00
Rendement brut5,53%
Dernière cotation : 18 140€
2
Engie P/N
Frais1.00
Rendement brut7,85%
Dernière cotation : 12 970€
3
Nokia
Frais0.17
Rendement brut4,47%
Dernière cotation : 4 006€
4
Credit Agricole
Frais0.60
Rendement brut6,30%
Dernière cotation : 9 731€
5
Total
Frais2.44
Rendement brut5,80%
Dernière cotation : 42 885€
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Quel rapport risque/ rendement ?

Tout d’abord il faut établir votre stratégie d’investissement. Souhaitez-vous placer à long terme avec une rendement faible mais sûr ou bien avoir la possibilité de gagner de l’argent rapidement mais en prenant plus de risques et dont celui de tout perdre ?  La majorité des investisseurs cherchent à se composer un portefeuille équilibré, le plus souvent avec des actions, des obligations ainsi que des actifs monétaires.

La rémunération est donc à la hauteur du risque pris. Les actions étant plus risquées que les obligations, leur rendement est plus élevé. Alors que les obligations offrent un intérêt fixé à l’achat, le dividende pour une action reste plus incertain.

Les conseils à suivre pour bien investir :

  • Pour réduire les risques, il faut investir régulièrement mais sur le long terme, que des sommes que vous pouvez bloquer pour une longue durée. En lissant ses investissements dans le temps, cela permet d’atténuer les fluctuations de la Bourse et d’avoir un rendement plus élevé que les placements sans risques de long terme.
  • Se constituer un portefeuille équilibré en diversifiant les titres et ainsi, de nouveau, atténuer les fluctuations des marchés.
  • De nombreux produits financiers sont à votre disposition (actions, obligations, SICAV, etc.) qui ont chacun leur rapport rendement-risque (qui est lié positivement : rendement plus élevé lorsque le risque l’est aussi). Comme indiqué au début de cette partie, il faut donc bien établir sa stratégie d’investissement.
  • Définir les titres qui vont composer votre portefeuille :
    • Les titres vifs : actions, obligations.
    • Les OPCVM : ce sont des fonds d’investissement où un professionnel se charge d’investir vos capitaux sur un ou plusieurs marchés financiers. Les sommes investies dans un OPCVM sont transformées en parts ou actions de l’organisme.

Vous pouvez donc gérer en direct vos investissements en Bourse ou via des professionnels cités plus haut. De plus, il faudra choisir l’enveloppe via laquelle vous allez investir : compte titres, PEA, assurance-vie… Les caractéristiques varient pour chacun d’entre eux ; à vous de vérifier ce qui correspond le mieux à vos attentes et la fiscalité recherchée.

  • Vous devez suivre régulièrement l’évolution des marchés financiers et donc de votre portefeuille. Il est nécessaire d’effectuer régulièrement des arbitrages pour profiter d’opportunités de marché, rééquilibrer son portefeuille ou le couple rendement-risque de ce dernier.

A vous de choisir, certainement avec l’aide d’un professionnel, le portefeuille que vous souhaitez vous constituer pour obtenir le rendement qui vous paraît le plus élevé en fonction du risque que vous souhaitez prendre.

Quelle fiscalité pour vos investissements en Bourse ?

Les plus-values :

Depuis le 1er janvier 2014, les plus-values sont imposées selon le barème progressif de l'impôt sur le revenu après application, le cas échéant, d’un abattement pour durée de détention. S’y ajoutent les prélèvements sociaux au taux de 15,5 %.

Les abattements pour durée de détentions sont de :

  • 50 % du montant des gains nets lorsque les titres ou droits sont détenus depuis au moins 2 ans et moins de 8 ans à la date de la cession,
  • 65 % du montant des gains nets lorsque les titres ou droits sont détenus depuis au moins 8 ans.

L’abattement pour durée de détention n’est pas pris en compte pour la détermination de l’assiette des prélèvements sociaux (au taux de 15,5 %).

Les dividendes :

Les dividendes, issus des actions, sont soumis à l’impôt sur le revenu. Il y a un premier abattement de 40% sur les sommes perçues puis un abattement général de 1 525€ pour une personne ou 3 050€ pour un couple. Il y a également un crédit d’impôt égal à 50% du montant des dividendes mais plafonné à 115€ pour une personne ou 230€ pour un couple.

Les revenus des obligations :

Les revenus des obligations (intérêts et primes de remboursement) sont imposés au barème  progressif de l’impôt sur le revenu pour leur montant brut mais après déduction, le cas échéant, des droits de garde fiscalement déductibles. Aucun abattement n’est applicable. Un acompte est prélevé à la source au taux de 24%.

Pour les foyers fiscaux dont le montant annuel des intérêts perçus ne dépasse pas 2 000 €, ils peuvent opter, lors de leur déclaration de revenus, pour l’assujettissement à l’impôt sur le revenu au taux de 24%.

Ces revenus supportent aussi les prélèvements sociaux au taux global de 15,5 %, ils sont  recouvrés directement par l’établissement financier. Une fraction de la CSG (5,1 %) prélevée sur les revenus d’obligations soumis au barème progressif est déductible des revenus de l’année de son paiement.

Création et évolution

1250

C’est à Toulouse qu’apparaît la 1ère société dont les actions pouvaient s’échanger. Chaque associé repartait avec un papier notarié en contrepartie de son investissement financier dans la société.

XIIIe siècle

Apparition à Venise de la 1ère place pour l’échange de parts dans les navires. Proche de notre Bourse actuelle, la Bourse de valeurs, les marchands du commerce mondial y échangeaient des participations dans les galères vénitiennes et mises aux enchères.

XIVe siècle

Bruges était le grand partenaire de commerce de Venise. La 1ère bourse aurait donc été créée lorsque les associations de marchands étrangers prirent l’habitude de se retrouver devant l’hôtel de la famille Van der Beurse. Les gens déclarant aller à la « Be

XVe siècle

à Anvers, création d’un édifice pour permettre aux commerçants de négocier des effets de commerces, des lettres de change mais aussi des marchandises, non présentes, mais faisant l’objet d’un contrat où le vendeur s’engage à livrer la marchandise à un lie

XVIe siècle

La 1ère Bourse en France apparaît à Lyon en 1540, basée sur le même système que celui d’Anvers.

XVIIe siècle

Les places d’Amsterdam et de Londres prennent la suite.

XVIIIe siècle

La 1ère Bourse à Paris est créée à l’Hôtel de Nevers.

XIXe siècle

Le Palais Brongniart héberge à son tour la Bourse. Pendant 150 ans ce marché fonctionnera avec un système d'enchères à la criée, appelé la corbeille, avant de laisser place à un système informatisé.

XXe siècle

La Bourse met en place un système électronique : la cotation par ordinateur, transformant ainsi le marché à la criée en marché continu informatisé et délocalisé. Ce système appelé CAC, Cotation Assistée en Continu, permettait ainsi de négocier des dizain

XXIe siècle

En 2000, la Bourse est rebaptisée Euronext Paris.