L’assurance-vie en quelques mots

Tout d’abord qu’est-ce qu’une assurance-vie ?

Contrairement à ce que l’on peut penser, l’assurance-vie n’est pas une assurance mais un produit d’épargne qui permet de constituer ou de faire fructifier son épargne. L’assureur ou la banque auprès duquel vous avez souscrit cette assurance, s’engage à vous verser, à la fin de votre contrat, le montant d’origine ainsi que les intérêts produits.

Plusieurs contrats sont possibles :

  • Contrat en cas de vie : s’engage donc à verser ce capital si l’assuré est en vie au terme du contrat.
  • Contrat en cas de décès : cette fois-ci le capital sera versé au bénéficiaire après le décès de l’assuré.
  • Contrat en cas de vie et de décès : assurance mixte. Le capital sera donc versé à l’assuré s’il est en vie à la date prévue dans le contrat, soit au bénéficiaire désigné en cas de décès de l’assuré avant la date prévue au contrat.

Aujourd’hui, l’assurance-vie est un des produits d’épargne les plus populaires en France, avec un encours de 1 600 milliards d’euros au 31 mai 2016.

L’assurance-vie, comment ça marche ?

En tant qu’assuré/souscripteur, vous payez des primes (montant placé ou versé sur le contrat),  que vous investissez soit sur des fonds en euros soit en unités de compte ou soit dans les deux, ainsi que des frais.

Le taux de rémunération varie en fonction de ces supports et de l’établissement financier quand lequel vous avez souscrit votre assurance-vie.

Les frais à payer sont de 4 types : d’ouverture de dossier, d’entrée, de gestion et d’arbitrage.

Il faut bien les prendre en compte lors du choix de votre contrat, en plus du taux rémunérateur car ils peuvent avoir un impact important à chacun de vos mouvements. Dernière chose, vous souhaitez récupérer les capitaux accumulés avant la fin du contrat ? Vous pouvez demander à l’assureur un rachat ou une avance avant le terme du contrat. Il est nécessaire de vérifier que votre contrat comprend cette option avant de le signer.

Les Meilleurs rendements

1
MACSF
Frais139 171€
Rendement brut2,85%
Une gestion libre et sur internet possible, pas de taux minimum garanti sur les fonds en euros, 1% de frais sur les versements et 0,5% de frais sur les fonds en euros et sur les UC. Versement minimum de départ 200€.
2
Groupe Pasteur Mutualité
Frais138 834€
Rendement brut3%
Une gestion libre, pas de taux minimum garanti sur les fonds en euros, 1% de frais sur les versements et 0,5% de frais sur les fonds en euros et sur les UC. Versement minimum de départ 600€.
3
Fortuneo
Frais138 670€
Rendement brut3,6%
Taux minimum garanti sur les fonds en euros, une gestion libre et possible sur internet, pas de frais sur les versements, 0,6% de frais sur les fonds en euros et 0,75% sur les UC. Versement minimum de départ 500€.
4
AFER
Frais138 578€
Rendement brut3,05%
Une gestion libre et sur internet possible, pas de taux minimum garanti sur les fonds en euros,21% de frais sur les versements sur les fonds en euros et 1% sur les UC; 0,48% de frais sur les fonds en euros et sur les UC. Versement minimum de départ 100€.
5
Generali Relation Directe
Frais138 503€
Rendement brut-
Taux minimum garanti sur les fonds en euros, une gestion libre et possible sur internet, pas de frais sur les versements, 0,6% de frais sur les fonds en euros et 0,8% sur les UC. Versement minimum de départ 500€.
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Un investissement risqué ou pas ?

Un contrat d’assurance-vie offre différents supports pour placer son capital :

  • Les fonds en euros : permettent de garantir le capital investit et les intérêts accumulés tout au long du contrat. Par contre, son rendement ne cesse de diminuer…
  • Les unités de compte : plus performants, ces supports sont directement liés aux marchés financiers (obligations, actions, immobilier, etc.) et ne bénéficient donc d’aucune garantie sur le capital investit. Par contre, le potentiel de gain est plus élevé sur le long terme.

La meilleure solution peut être d’investir sur ces deux supports, une partie sur les fonds en euros afin de pouvoir toujours compter dessus et les unités de compte qu’on investit à plus long terme. Il possible de modifier cette répartition grâce à des « arbitrages », qui peuvent ou non engendrer des frais.

La fiscalité de l’assurance-vie

Les revenus engendrés par ce type de contrat ne sont pas imposables, dans une certaine limite, quand il atteint les 8 ans, mais tout dépend de sa date de souscription.

Par contre, ils sont totalement exonérés lorsque la fin d’un contrat résulte d’un licenciement, d’une mise à la retraite anticipée, d’invalidité (2ème ou 3ème catégorie) ou bien en cas de liquidation judiciaire. Ces situations peuvent concernées l’assuré/souscripteur ou son époux/partenaire de Pacs.

  • Contrat souscrit avant 1983 : les revenus sont totalement exonérés. Aujourd’hui leur rentabilité peut être plus faible que de nouveaux contrats. Avant de le clôturer, il faut se poser les bonnes questions entre l’avantage fiscal attaché à ce dernier et continuer à faire des versements dessus mais avec une rentabilité moindre ou ouvrir un nouveau, perdre cet avantage fiscal, qui peut être conséquent, mais obtenir une rentabilité plus importante.
  • Contrat souscrit entre 1983 et le 25 septembre 1997 : les revenus sont partiellement ou totalement exonérés selon la date des versements effectués (totale si aucune prime n’a été versée après le 25/09/1985 ou partielle si des primes ont été versées après cette date). C’est l’assureur qui se charge du calcul du montant imposable.
  • Contrat souscrit après le 25 septembre 1997 :
    • Contrat de moins de 8 ans : les intérêts sont taxés au barème progressif de l’impôt sur le revenu ou au prélèvement libératoire de 35% si dénouement ou rachat avant 4 ans, et de 15% entre 4 et 8 ans.
    • Contrat de plus de 8 ans : cette imposition porte sur les intérêts dépassant les 4 600€ pour une personne ou les 9 200€ pour un couple. De nouveau, les intérêts peuvent soit être intégrés aux revenus imposables, soit être taxé au taux de 7,5% par prélèvement libératoire. Pour cette dernière option, l’abattement est restitué sous forme de crédit d’impôt.

De plus, il y a des avantages fiscaux aussi lors d’une succession. Les sommes investies avant 70 ans sont exonérées d’impôts pour les bénéficiaires désignés, pour un montant de 152 500€ par bénéficiaire. Passé ce montant, le capital sera taxé à 20% puis à 31,25% à partir de 700 000€.

Création et évolution

1652

Lorenzo Tonti, avec le soutien de Mazarin, crée des associations de personnes qui mettent en commun des fonds pour une durée limitée. A la fin de la période, le capital constitué est restitué aux associés survivants ; les premières tontines apparaissent, suivies des tontines royales.

1770

Le Conseil du roi de France promulgue un arrêté qui transforme ces tontines en rentes viagères à taux fixe.

1787

La « Compagne royale d’assurance vie » est fondée et a vocation à proposer des assurances décès ainsi que des assurances contre les incendies.

1818

Le Conseil d’Etat propose la création de l’assurance sur la vie, l’assurance-vie. Plusieurs sociétés sont créés et prospèrent : les Assurances Générales qui deviendront les AGF (Allianz), l'Union qui deviendra UAP puis AXA et la Royale qui deviendra Nationale puis le GAN.

1938

Fort de ce succès, un code des assurances est créé.